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31 juillet, 2007

Classé sous Articles — lovelysarra @ 16:39

Contre le racisme:

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Classé sous Articles — lovelysarra @ 16:01

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L’évolution d’une relation : 

 

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Classé sous Articles — lovelysarra @ 14:57

 

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La liberté :

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Classé sous Articles — lovelysarra @ 14:55

 

Profiter de la vie                   0102.gif

 

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28 juillet, 2007

Classé sous Livre d'or — lovelysarra @ 19:11

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21 juillet, 2007

Classé sous L0v£Ly $aRa — lovelysarra @ 2:17

 dans L0v£Ly $aRa

Classé sous L0v£Ly $aRa — lovelysarra @ 2:06

 

 

 

19 juillet, 2007

Classé sous Contes — lovelysarra @ 22:41

 

 dans Contes blinkies025

7128_contes_big dans Contes

 

Histoires de Princesses et de Dragons

Il était une fois, une jolie petite princesse nommée Lilas. Son père, le roi David et sa mère la reine Marguerite habitent dans un beau et gros château rose. Un beau matin, la petite princesse décide d’allée jouer dehors avec sa meilleure amie Rose et son chat Chatouille  . Lilas demande à son papa :- Papa est-ce que je peux allée jouer dehors avec Rose et Chatouille ?- Bien sûr …  Mais tu ne dois pas allée dans la forêt . Tu sais que c’est dangereux . Le roi David n’avait pas fini sa phrase … Lilas est déjà partie . Rose l’attend devant la porte de sa maison .   Elles partent ensemble et jouent au ballon . Alors , Rose a eu une idée . -         Et si on allait dans la forêt ?-         Non !!!! C’est trop dangereux. Tu sais bien toutes les histoires que les grandes personnes racontent à son sujet … Tu as quand même pas oublier les dra… -         Non non je sais et je n’ai pas oublié mais est-ce que tu serais une poule mouillée… poule mouillée!!!! poule mouillée  ?-         Non pas du tout !!!!-         Alors vient !!!!-         Bon d’accord … mais juste 5  minutes -         Super !!!Chatouille se sauva aussi vite qu’il le pu sans même que les deux princesses s’en rendent compte . Les deux jeunes filles n’ont pas mises un pied dans la forêt qu’elles ont déjà peur . Elles entrent quand Lilas et Rose découvrent une grotte . Les princesses décident alors d’y entrées . Une fois à l’intérieur , beaucoup de chauves-souris s’envolent . Ceci a fait très peur à Lilas. Elle est partie en courant . Ensuite , elle dit à Rose :-         Viens on s’en va d’ici !!!Par la suite elle entend un cri à faire peur au plus méchant des loups . C’était Rose qui criait au secours . Sa meilleure amie s’était faite attrapée par le plus gros, le plus grand, le plus fort et le plus rouge de touts les dragons !!!! -         Je vais venir de sauver Rose !!!!!!! J’arrive!!!!Mais à la minute où elle l’attrape  le dragon s’envole avec la princesse . Le dragon lui dit :-         Je vais accroché ton amie à la lune et je la mangerai avec tout mes amis et par la suite nous allons devenir les rois des princesses  .  Puis il part . Ce dragon se nommait Bif . Le plus méchant de tous .  À ses pieds , elle découvre une carte . Une carte sur laquelle il y a le plan de toute la forêt . Il y avait la grotte de la bande des loups, la grotte aux chauves-souris et le repère des dragons qui est dans … le ciel ??!! Mais comment Lilas peut-elle allée dans le ciel ? Quand tout d’un coup , comme par magie, un magasin apparaît  sur la carte . C’était un magasin qui s’appelait Magie et Dragon Rouge . La jeune fille est allée là-bas. Arrivée à cet endroit , elle dit à la dame :-         Je recherche une potion ou quelques choses pour que je puisse allée au repère des dragons . -         Ah … Tu veux vaincre les dragons … Impossible !!! Mais tout ce que je peux te donné c’est des ailes et un médaillon . Le médaillon sert à découvrir de nouveau pouvoir que juste toi sais ce que ça sera . -         D’accord j’achète mais combien ça va me coûter ??  -         Eh … et bien … environ 70 dollars.-         Mais c’est bien trop cher !! La princesse part et essaye de trouver une solution à son problème . Elle décide d’allée marcher dans le bois . Elle va vers un petit chemin . Ce petit chemin amène à la maison de deux renards et un petit ours.    Lilas ne sait pas qu’il y a  trois petits amis dans la maison . Alors, elle entre dans cette petite maison rose.  Elle ouvre la porte qui fait un drôle de bruit. -         hinnnnnnnnnnnnn ……… fait la porte . La princesse dit -         Il y a quelqu’un ? Hou hou !!!!! -         Qui est-ce ? Un loup !!! En c’est ça  !!!-         Non c’est la petite princesse Lilas …Alors l’ours Grisouille , la renarde Rusette et le renard Mogride  s’approchent de Lilas . La petite fille recule tellement elle est surprise . -         Tu veux nous amené dans un cirque toi aussi ? Dit Grisouille ?-         Non elle veut qu’on l’aide dit Mogride …-         Oui  je veux que vous m’aidiez a trouvé de l’argent . Je dois avoir des ailes et un médaillon pour pouvoir sauver mon royaume . -         Quel est le nom de ton royaume petite .. Répond Rusette . -         Princessia madame . -         Ah … Princessia … Un royaume qui nous a toujours défendu . je pense que nous allons t’aider petite mais le problème c’est comment. -         Nous pourrions  tout simplement lui échanger contre une chose précieuse… très précieuse …-         Tu parles de … la pierre si précieuse!!!! Répond Grisouille . -         on ne peux pas faire ça !!! dit Mogride-         Non mais j’ai une idée, on pourrait lui donné une imitation qui valent 25 $ répond Rusette -         Oui bonne idée !!!! dit Mogride -         Allons ’y maintenant parce-que c’est ce soir que mon amie va être manger par Buf .  Ils arrivent avec la pierre au magasin Magie et dragon Rouge . Ils l’échangent rapidement . -         Bon d’accord , puisque  la pierre vaut bien plus  !!!!-         Marcher conclu . Lilas dit au revoir à ses nouveaux amis et s’envole. Durant la nuit, elle descend sur la terre ferme . Elle s’endort quand tout d’un coup elle entend -         ahouuuuuuuuuuuuuuuuu !!!! C’était la bande des loups de la forêt . Les plus méchants et les plus féroces .  Elle se réveille en sursaut . Les loups l’entourent déjà. Lilas essaye de volé . Elle ne réussi pas elle a trop peu. Un loup saute pour la mordre quand comme par magie, un garçon saute sur le loup et le chasse avec du feu . Lilas est très contente de voir cet inconnu. Quand les loups sont tous partis, Lilas lui dit merci et lui demande son nom -         Je m’appelle William . -         Alors merci milles fois William . -         Oh c’est mon métier .

Auteur : Stéphanie Cantin

 

 

 

Aladdin et la lampe merveilleuse

Il était une fois, dans le lointain pays du coté ou le soleil se lève, une veuve qui avait un fils du nom d’Aladin. Ils étaient très pauvres, et pendant que sa mère s’éreintait au travail, Aladin passait son temps à vagabonder avec les enfants de son âge.
Un après-midi, alors qu’il jouait avec ses amis sur la place du village, un mystérieux étranger s’approcha de lui. L’homme était richement vêtu ; il portait un turban orné d’émeraudes et de saphirs, et sa petite barbe noire faisait ressortir l’étrange éclat de ses yeux qui étaient plus sombres que le charbon.
- N’es-tu pas Aladin, fils de Mustapha le tailleur ? dit l’homme.
- Oui, monsieur, c’est bien moi, répondit Aladin.
- Mon garçon aimerais-tu gagner beaucoup d’argent… cent roupies ?
- Oh ! oui, monsieur ! je ferais n’importe quoi pour ramener autant d’argent à ma mère !
- Alors écoute Aladin, il te suffira de passer par une trappe trop petite pour moi et me rapporter une vieille lampe.

Aladin suivit donc l’homme à la barbe noire jusqu’en un endroit très éloigné du village. ils soulevèrent une lourde pierre et le garçon svelte et agile, se faufila par l’étroite ouverture. Quelques marches s’enfonçaient dans le sol. L’homme retira l’anneau qu’il portait au doigt et le tendit à Aladin :
- Mets cet anneau, il te protégera du danger.
Au bas des marches, Aladin découvrit une grande caverne. Elle était remplie de coffres, de jarres en or qui débordaient de bijoux, des arbres croulant sous le poids de fruits en pierres précieuses, de grandes coupes pleines de diamants et de perles de nacre : un trésor immense !

Aladin fut soudain tiré de sa stupeur par une voix qui criait :
- La lampe, la lampe Aladin, apporte moi la lampe !
Le garçon regarda tout autour de lui et finit par apercevoir une vieille lampe à huile posée sur un coffre. Elle semblait bien terne au milieu de toutes ces richesses. Pourquoi l’étranger voulait-il cette lampe sans valeur alors que la caverne renfermait un immense trésor ? C’était sans doute un magicien…
Aladin, inquiet, prit la lampe et remonta lentement vers la surface.
- vas-tu te dépêcher ! reprit l’homme, donne-moi la lampe !
- Aider moi à sortir, répondit Aladin.
- Donne-moi la lampe d’abord ! Hurla l’étranger.
Inquiet, Aladin mit la lampe dans sa poche et redescendit les marches sans répondre.
- Et bien puisque tu t’y plait tant, reste ici pour l’éternité !
Et, de rage, l’homme fit rouler la lourde pierre sur l’étroite ouverture.

Perdu, seul dans le noir, Aladin se tordait les mains de chagrin et de désespoir.
Soudain l’anneau qu’il portait au doigt se mit à briller. Une imposante créature apparut, avec des yeux comme des flammes. Il était plus grand qu’un géant. Sa voix fit trembler la caverne :
- Je suis le génie de l’anneau. Parle et j’obéirai !
- Je veux rentrer chez moi, murmura Aladin.

Aussitôt, Aladin se retrouva auprès de sa mère, à qui il raconta son étrange aventure. Comme elle refusait de le croire, le garçon lui donna la vielle lampe. Alors, tout en l’écoutant, elle commença à astiquer la lampe pour lui donner un peu d’éclat pour pouvoir la revendre au marché.

Quand elle eut frotté trois fois, il sortit de la lampe, au milieu d’une épaisse fumée, un autre génie encore plus effrayant que celui de l’anneau.
- Je suis le génie de la lampe, parle et j’obéirai !

A partir de ce jour, Aladin et sa mère ne manquèrent plus de rien. Quels que fussent leurs désirs, le génie les exauçait sur le champs. Ils devinrent même les personnes les plus riches et les plus généreuses de la région.

Les années passèrent. Aladin était maintenant un grand et beau jeune homme. Un matin, au marché, il croisa Badroulboudour, la fille du Sultan. Il en tomba fou amoureux. Après l’avoir mis à l’épreuve, le Sultan finit par accorder la main de la princesse à Aladin. Il y eut un somptueux mariage, puis Aladin et Badroulboudour s’en allèrent habiter un magnifique palais que le génie avait fait surgir dans la nuit. Un jour que la princesse était seul au palais, un étrange marchand s’arrêta sous sa fenêtre.
- J’échange vos vielles lampes contre des neuves criait-il.
- La princesse le prit pour un fou, mais comme il insistait et qu’elle ignorait le secret du génie, elle alla chercher la vieille lampe et l’échangea au marchand. 

Celui-ci n’était autre que le mauvais magicien qui ayant appris qu’un ancien mendiant du nom d’Aladin épousait une princesse, il se doutait bien qu’il ne pouvait s’agir que d’une affaire de génie. Aussitôt le magicien frotta la lampe trois fois et, sous le regard effrayée de Badroulboudour, fit apparaître le génie.
- Je suis le génie de la lampe parle et je t’obéirai.
- Je suis le magicien noir, ton nouveau maître. Tu dois m’obéir en tout.
- Oui mon maître, commande que je t’obéisse.
Le magicien ordonna au génie de les transporter, lui, la princesse et le palais dans un pays très lointain au delà des mers.

La disparition de la princesse Badroulboudour, plongea Aladin dans une grande tristesse. 

Le sultan voyant que le palais et sa fille avaient disparu commanda que l’on jette Aladin dans un cachot et que l’on lui coupe la tête le lendemain matin. Dans le sombre cachot, en se tordant les mains de désespoir Aladin se souvint de l’anneau. Une fois encore, il eut recours au génie de l’anneau.
- Emmène moi où se trouve ma bien aimée, lui demanda-t-il, je ne peux vivre sans elle.
En un éclair, Aladin se retrouva dans la cuisine de son palais. Devant lui Badroulboudour préparait le repas du magicien.

- Aladin, toi ici ?
- Vite mon amour, prends cette poudre et mets la dans le repas du magicien ! Aie confiance en moi.
Ainsi on entendit bientôt les ronflements du mauvais magicien, vaincu par le somnifère.

Aladin s’empara de la lampe et fit surgir le génie. Il lui ordonna de les ramener au plus vite dans leur pays. Le sultan pleura de joie en retrouvant sa fille et son gendre. Toute la ville célébra le retour d’Aladin et de la princesse par de grandes fêtes qui durèrent tout un mois. Quant au méchant magicien, il fut chassé du royaume et l’on entendit plus jamais parler de lui.

 

Le Prince Alexandre

Il était une fois, un prince qui s’appelait Alexandre, il était jeune, beau et charmant. Il habitait dans un château tout seul avec un cheval. Il s’ennuyait toujours tout seul dans son château avec des gardes à la porte.
Un jour il décida d’aller chercher l’amour. Il partit avec son cheval en route il rencontra un corbeau qui lui dit : 
- Que fais-tu beau prince, tout seul dans la forêt ?
- Je cherche l’amour !
- Pourquoi ?
- Parce que je veux fonder une famille.
- Je connais une princesse qui s’est faite kidnapper.
- Je vais la sauver de ce château monstrueux.
- Tiens, prends ce talisman, il t’aidera à délivrer la princesse.
- Merci monsieur le corbeau.
- De rien mon prince.
Et il s’en alla à la recherche de la princesse.

Une heure, plus tard il vit un château et se demanda si c’était le château de l’ogre. Il entendit des cris et il se dit que c’était le château de l’ogre. Il courut jusqu’au château et prit son couteau pour attaquer l’ogre. Il frappa à la porte. L’ogre ouvrit la porte et le prince lui planta le couteau dans le coeur. Le prince lui prit les clés et alla libérer la princesse. Il vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfants.

 

Auteur : Coralie et Mélanie (Ecole du Sacré Coeur à Serrières)

 

 

La belle au bois dormant (par Lysiane)

Il était une fois, un roi et une reine qui se désolaient de ne point avoir d’enfant. Cependant, un joli matin , la princesse Aurore naquit. Ses parents, le roi Stéphane et la reine Marie organisent une grande fête en son honneur pour célébrer son baptême. Tout le monde est invité et les marraines sont trois jolies fées : Flora, Pâquerette et Pimprenelle. Tout le monde ? Non, du haut de son domaine interdit, la méchante sorcière Maléfique n’a pas été invitée. 

Celle-ci débarque en pleine fête et annonce que la princesse Aurore, le jour de ses 16 ans, se piquera le doigt à un fuseau et en mourra. Désespéré, le roi confia sa toute jeune fille aux trois bonnes fées qui décident de se changer en nourrices. Le temps passe et Aurore grandit, elle devient une belle jeune fille. Aujourd’hui, elle a 16 ans et ce soir, les fées la ramèneront au palais. La pauvre Aurore ne se doute de rien sur son existence passée et prend les fées pour des tantes. Les fées préparent des surprises pour l’anniversaire et utilisent leurs baguettes magiques tandis que la princesse fait la connaissance du prince Philippe qui est son fiancé (mais bien sûr, Aurore ne le sait pas). En rentrant, les fées lui expliquent tout et malgré ses pleurs, Aurore va rejoindre ses parents. Mais avant d’avoir pu être arrivé à destination, Maléfique l’eptonise et Aurore se pique le doigt et elle doit dormir pendant 100 ans. 

Les fées endorment tout le monde et vont chercher le prince Philippe, prisonnier de Maléfique. il sauve Aurore en l’embrassant. Ils vont rejoindre leurs parents et se marient. Nous aimons les histoires tristes qui finissent bien. la princesse Aurore et le prince Philippe vécurent heureux et ils eurent beaucoup d’enfant.
Auteur : Lysiane

 

 

 

Peau d’Ane

Il était une fois un roi si grand, si aimé de ses peuples, si respecté de tous ses voisins et de ses alliés, qu’on pouvait dire qu’il était le plus heureux de tous les monarques. Son bonheur était encore confirmé par le choix qu’il avait fait d’une princesse aussi belle que vertueuse ; et ces heureux époux vivaient dans une union parfaite. De leur mariage était née une fille, douée de tant de grâce et de charmes, qu’ils ne regrettaient pas de n’avoir pas une plus ample lignée.
La magnificence, le goût et l’abondance régnaient dans son palais ; les ministres étaient sages et habiles ; les courtisans, vertueux et attachés ; les domestiques, fidèles et laborieux ; les écuries, vastes et remplies des plus beaux chevaux du monde, couverts de riches caparaçons : mais ce qui étonnait les étrangers qui venaient admirer ces belles écuries, c’est qu’au lieu le plus apparent un maître d’âne étalait de longues et grandes oreilles. Ce n’était pas par fantaisie, mais avec raison, que le roi lui avait donné une place particulière et distinguée. Les vertus de ce rare animal méritaient cette distinction, puisque la nature l’avait formé si extraordinaire, que sa litière, au lieu d’être malpropre, était couverte, tous les matins, avec profusion, de beaux écus au soleil, et de louis d’or de toute espèce, qu’on allait recueillir à son réveil.
Or, comme les vicissitudes de la vie s’étendent aussi bien sur les rois que sur les sujets, et que toujours les biens sont mêlés de quelques maux, le ciel permit que la reine fût tout à coup attaquée d’une âpre maladie, pour laquelle, malgré la science et l’habileté des médecins, on ne put trouver aucun secours. La désolation fut générale. Le roi, sensible et amoureux, malgré le proverbe fameux qui dit que le mariage est le tombeau de l’amour, s’affligeait sans modération, faisait des voeux ardents à tous les temples de son royaume, offrait sa vie pour celle d’une épouse si chère, mais les dieux et les fées étaient invoqués en vain. La reine, sentant sa dernière heure approcher, dit à son époux qui fondait en larmes:
- Trouvez bon, avant que je meure, que j’exige une chose de vous : C’est que s’il vous prenait envie de vous remarier…
A ces mots, le roi fit des cris pitoyables, prit les mains de sa femme, les baigna de pleurs, et, l’assurant qu’il était superflu de lui parler d’un second mariage :
 Non, non, dit-il enfin, ma chère reine, parlez moi plutôt de vous suivre.
L’État, reprit la reine avec une fermeté qui augmentait les regrets de ce prince, l’État doit exiger des successeurs, et, comme je ne vous ai donné qu’une fille, vous pressait d’avoir des fils qui vous ressemblent : mais je vous demande instamment, par tout l’amour que vous avez eu pour moi, de ne céder à l’empressement de vos peuples que lorsque vous aurez trouvé une princesse plus belle et mieux faite que moi ; j’en veux votre serment, et alors je mourrai contente.
On présume que la reine, qui ne manquait pas d’amour-propre, avait exigé ce serment, ne croyant pas qu’il fût au monde personne qui pût l’égaler, pensant bien que c’était s’assurer que le roi ne se remarierait jamais. Enfin elle mourut. Jamais mari ne fit tant de vacarme : pleurer, sangloter jour et nuit, menus droits du veuvage, furent son unique occupation.
Les grandes douleurs ne durent pas. D’ailleurs, les grands de l’État s’assemblèrent, et vinrent en corps prier le roi de se remarier. Cette première proposition lui parut dure, et lui fit répandre de nouvelles larmes. Il allégua le serment qu’il avait fait à la reine, défiant tous ses conseillers de pouvoir trouver une princesse plus belle et mieux faite que feu sa femme, pensant que cela était impossible. Mais le conseil traita de babiole une telle promesse et dit qu’il importait peu de la beauté, pourvu qu’une reine fût vertueuse ; que l’État demandait des princes pour son repos et sa tranquillité ; qu’à la vérité, l’Infante avait toutes les qualités requises pour faire une grande reine, mais qu’il fallait lui choisir un époux ; et qu’alors ou cet étranger l’emmènerait chez lui, ou que, s’il régnait avec elle, ses enfants ne seraient plus réputés du même sang ; et que, n’y ayant point de prince de son nom, les peuples voisins pourraient lui susciter des guerres qui entraîneraient la ruine du royaume. Le roi, frappé de ces considérations, promit qu’il songerait à les contenter.

Effectivement, il chercha, parmi les princesses à marier, qui serait celle qui pourrait lui convenir. Chaque jour on lui apportait des portraits charmants, mais aucun n’avait les grâces de la feue reine : ainsi il ne se déterminait point. Malheureusement il s’avisa de trouver que l’Infante surpassait encore de beaucoup la reine sa mère en esprit et en agréments. Sa jeunesse, l’agréable fraîcheur de ce beau teint enflammèrent le roi d’un ton si violent, qu’il ne put le cacher à l’Infante, et il lui dit qu’il avait résolu de l’épouser, puisqu’elle seule pouvait le dégager de son serment.
La jeune princesse, remplie de vertu et de pudeur, pensa s’évanouir à cette horrible proposition. Elle se jeta aux pieds du roi son père, et le conjura, avec toute la force qu’elle pût trouver dans son esprit, de ne la pas contraindre à commettre un tel crime.
Le roi, qui s’était mis en tête ce bizarre projet, avait consulté un vieux druide pour mettre la conscience de la princesse en repos. Ce druide, moins religieux qu’ambitieux, sacrifia, à l’honneur d’être confident d’un grand roi, l’intérêt et l’innocence et de la vertu, et s’insinua avec tant d’adresse dans l’esprit du roi, lui adoucit tellement le crime qu’il allait commettre, qu’il lui persuada même que c’était une oeuvre pie que d’épouser sa fille. Ce prince, flatté par les discours de ce scélérat, l’embrassa et revint d’avec lui plus entêté que jamais dans son projet : il fit donc ordonner à l’Infante de se préparer à lui obéir.
La jeune princesse, outrée d’une vive douleur, n’imagina rien d’autre chose que d’aller trouver la Fée des Lilas, sa marraine. Pour cet effet, elle partit la même nuit dans un joli cabriolet attelé d’un gros mouton qui savait tous les chemins. Elle y arriva heureusement. La fée, qui aimait l’Infante, lui dit qu’elle savait tout ce qu’elle venait lui dire, mais qu’elle n’eût aucun souci, rien ne pouvant lui nuire si elle exécutait fidèlement ce qu’elle allait lui prescrire.
- Car, ma chère enfant, lui dit-elle, ce serait une grande faute que d’épouser votre père, mais, sans le contredire, vous pouvez l’éviter: dites lui que, pour remplir une fantaisie que vous avez, il faut qu’il vous donne une robe de la couleur du temps ; jamais, avec tout son amour et son pouvoir, il ne pourra y parvenir.
La princesse remercia bien sa marraine ; et dès le lendemain matin, elle dit au roi son père ce que la fée lui avait conseillé, et protesta qu’on ne tirerait d’elle aucun aveu qu’elle n’eût une robe couleur du temps. Le roi, ravi de l’espérance qu’elle lui donnait, assembla les plus fameux ouvriers, et leur commanda cette robe, sous la consigne que, s’ils ne pouvaient réussir, il les ferait tous pendre. Il n’eut pas le chagrin d’en venir à cette extrémité, dès le second jour ils apportèrent la robe si désirée. D’empyrée n’est pas d’un plus beau bleu lorsqu’il est ceint de nuages d’or, que cette belle robe lorsqu’elle fut étalée. L’Infante en fut toute contrastée et ne savait comment se tirer d’embarras. Le roi pressait la conclusion. Il fallut recourir encore à la marraine, qui, étonnée de ce que son secret n’avait pas réussi’, lui dit d’essayer d’en demander une de la couleur de la lune. Le roi, qui ne pouvait lui rien refuser, envoya chercher les plus habiles ouvriers, et leur commanda si expressément une robe couleur de la lune, qu’entre ordonner et apporter il n’y eut pas vingt-quatre heures…
L’Infante, plus charmée de cette superbe robe que des soins du roi son père, s’affligea immodérément lorsqu’elle fut avec ses femmes et sa nourrice. La Fée des Lilas, qui savait tout, vint au secours de l’affligée princesse, et lui dit :
- Ou je me trompe fort, ou je crois que, si vous demandez une robe couleur, du soleil, ou nous viendrons à bout de dégoûter le roi votre père, car jamais on ne pourra parvenir à faire une pareille robe, ou nous gagnerons au moins du temps.
L’Infante en convint, demanda la robe et l’amoureux roi donna, sans regret, tous les diamants et les rubis de sa couronne pour aider à ce superbe ouvrage, avec l’ordre de ne rien épargner pour rendre cette robe égale au soleil. Aussi, dès qu’elle parût, tous ceux qui la virent déployée furent obligés de fermer les yeux, tant ils furent éblouis. C’est de ce temps que datent les lunettes vertes et les verres noirs. Que devient l’Infante à cette vue ? jamais on n’avait rien vu de si beau et de si artistement ouvré. Elle était confondue ; et sous prétexte d’avoir mal aux yeux, elle se retira dans sa chambre où la fée l’attendait, plus honteuse qu’on ne peut dire. Ce fut bien pis : car, en voyant la robe du soleil, elle devint rouge de colère.

- Oh ! pour le coup, ma fille, dit-elle à l’Infante, nous allons mettre l’indigne amour de votre père à une terrible épreuve. Je le crois bien entêté de ce mariage qu’il croit si prochain, mais je pense qu’il sera un peu étourdi de la demande que je vous conseille de lui faire : C’est la peau de cet âne qu’il aime si passionnément, et qui fournit à toutes ses dépenses avec tant de profusion ; allez, et ne manquez pas de lui dire que vous désirez cette peau.
L’Infante, ravie de trouver encore un moyen d’éluder un mariage qu’elle détestait, et qui pensait en même temps que son père ne pourrait jamais se résoudre à sacrifier son âne, vint le trouver et lui exposa son désir pour la peau de ce bel animal. Quoique le roi fût étonné de cette fantaisie, il ne balança pas à la satisfaire. Le pauvre âne fut sacrifié, et la peau galamment apportée à l’Infante, qui, ne voyant plus aucun moyen d’éluder son malheur, s’allait désespérer, lorsque sa marraine accourut.
- Que faites vous, ma fille ? dit-elle, voyant la princesse déchirant ses cheveux et meurtrissant ses belles joues ; voici le moment le plus heureux de votre vie. Enveloppez vous de cette peau, sortez de ce palais, et allez tant que la terre pourra vous porter: lorsqu’on sacrifie tout à la vertu, les dieux savent en récompenser. Allez, j’aurai soin que votre toilette vous suive partout ; en quelque lieu que vous vous arrêtiez, votre cassette, où seront vos habits et vos bijoux, suivra vos pas sous terre ; et voici ma baguette que je vous donne : en frappant la terre, quand vous aurez besoin de cette cassette, elle paraîtra à vos yeux ; mais hâtez vous de partir, et ne tardez pas.
L’Infante embrassa mille fois sa marraine, la pria de ne pas l’abandonner, s’affubla de cette vilaine peau, après s’être barbouillée de suie de cheminée, et sortit de ce riche palais sans être reconnue de personne.
L’absence de l’Infante causa une grande rumeur. Le roi, au désespoir, qui avait fait préparer une fête magnifique, était inconsolable. Il fit partir plus de cent gendarmes et plus de mille mousquetaires pour aller à la recherche de sa fille ; mais la fée, qui la protégeait, la rendait invisible aux plus habiles recherches : ainsi il fallut bien s’en consoler.
Pendant ce temps, l’Infante cheminait. Elle alla bien loin, encore plus loin, et cherchait partout une place ; mais quoique par charité on lui donnât à manger, on la trouvait si crasseuse que personne n’en voulait.
Cependant, elle entra dans une belle ville, à la porte de laquelle était une métairie, dont la fermière avait besoin d’un souillon pour laver les torchons, nettoyer les dindons et l’auge des cochons. Cette femme, voyant cette voyageuse si malpropre, lui proposa d’entrer chez elle ; ce que l’Infante accepta de grand coeur, tant elle était lasse d’avoir tant marché. On la mit dans un coin reculé de la cuisine, où elle fut, les premiers jours, en butte aux plaisanteries grossières de la valetaille, tant sa peau d’âne la rendait sale et dégoûtante. Enfin, on s’y accoutuma ; d’ailleurs elle était si soigneuse de remplir ses devoirs, que la fermière la prit sous sa protection. Elle conduisait les moutons, les faisait parquer au temps où il le fallait ; elle menait les dindons paître avec une telle intelligence, qu’il semblait qu’elle n’eût jamais fait autre chose: aussi tout fructifiait sous ses belles mains.
Un jour qu’assise près d’une claire fontaine, où elle déplorait souvent sa triste condition, elle s’avisa de s’y mirer, l’effroyable peau d’âne, qui faisait sa coiffure et son habillement, l’épouvanta. Honteuse de cet ajustement, elle se décrassa le visage et les mains, qui devinrent plus blanches que l’ivoire, et son beau teint reprit sa fraîcheur naturelle. La joie de se trouver si belle lui donna envie de se baigner, ce qu’elle exécuta ; mais il lui fallut remettre son indigne peau pour retourner à la métairie. Heureusement, le lendemain était un jour de fête ; ainsi elle eut le loisir de tirer sa cassette, d’arranger sa toilette, de poudrer ses beaux cheveux, et de mettre sa belle robe couleur du temps. Sa chambre était si petite, que la queue de cette belle robe ne pouvait pas s’étendre. La belle princesse se mira et s’admira elle-même avec raison, si bien qu’elle résolut, pour se désennuyer, de mettre tour à tour ses belles robes, les fêtes et les dimanches ; ce qu’elle exécuta ponctuellement.
Elle mêlait des fleurs et des diamants dans ses beaux cheveux, avec un art admirable et souvent elle soupirait de n’avoir pour témoins de sa beauté que ses moutons et ses dindons, qui l’aimaient autant avec son horrible peau d’âne, dont on lui avait donné le nom dans cette ferme.
Un jour de fête, que Peau d’Ane avait mis la robe couleur du soleil, le fils du roi, à qui cette ferme appartenait, vint y descendre pour se reposer, en revenant de la chasse. Ce prince était jeune, beau et admirablement bien fait, l’amour de son père et de la reine sa mère, adoré des peuples. On offrit à ce jeune prince une collation champêtre, qu’il accepta ; puis il se mit à parcourir les basses-cours et tous les recoins. En courant ainsi de lieu en lieu, il entra dans une sombre allée, au bout de laquelle il vit une porte fermée. La curiosité lui fit mettre l’oeil à la serrure ; mais que devint il en apercevant la princesse si belle et si richement vêtue, qu’à son air noble et modeste, il la prit pour une divinité. L’impétuosité du sentiment qu’il éprouva dans ce moment l’aurait porté à enfoncer la porte, sans le respect que lui inspira cette ravissante personne.
Il sortit avec peine de cette allée sombre et obscure, mais ce fut pour s’informer qui était la personne qui demeurait dans cette petite chambre. On lui répondit que c’était une souillon, qu’on nommait Peau d’Ane à cause de la peau dont elle s’habillait, et qu’elle était si sale et si crasseuse, que personne ne la regardait ni lui parlait et qu’on ne l’avait prise que par pitié, pour garder les moutons et les dindons.

Le prince, peu satisfait de cet éclaircissement, vit bien que ces gens grossiers n’en savaient pas davantage, et qu’il était inutile de les questionner. Il revint au palais du roi son père, plus amoureux qu’on ne peut dire, ayant continuellement devant les yeux la belle image de cette divinité qu’il avait vue par le trou de la serrure. Il se repentit de n’avoir pas heurté à la porte et se promit bien de n’y pas manquer une autre fois. Mais l’agitation de son sang, causée par l’ardeur de son amour, lui donna, dans la même nuit, une fièvre si terrible, que bientôt il fut réduit à l’extrémité.
La reine, sa mère, qui n’avait que lui d’enfant, se désespérait de ce que tous les remèdes étaient inutiles. Elle promettait en vain les plus grandes récompenses aux médecins ; ils y employèrent tout leur art, mais rien ne guérissait le prince.
Enfin, ils devinèrent qu’un mortel chagrin causait tout ce ravage ; ils en avertirent la reine, qui, toute pleine de tendresse pour son fils, vint le conjurer de dire la cause de son mal et que, quand il s’agirait de lui céder la couronne, le roi son père descendrait de son trône sans regret, pour l’y faire monter ; que s’il désirait quelque princesse, quand même on serait en guerre avec le roi son père, et qu’on eût de justes sujets pour s’en plaindre, on sacrifierait tout pour obtenir ce qu’il désirait ; mais qu’elle le conjurait de ne pas se laisser mourir, puisque de sa vie dépendait la leur.
La reine n’acheva pas ce touchant discours sans mouiller le visage du prince d’un torrent de larmes.
- Madame, lui dit enfin le prince avec une voix très faible, je ne suis pas assez dénaturé pour désirer la couronne de mon père ; plaise au ciel qu’il vive de longues années, et qu’il veuille bien que je sois longtemps le plus fidèle et le plus respectueux de ses sujets. Quant aux princesses que vous m’offrez, je n’ai point encore pensé à me marier et vous pensez bien que, soumis comme je le suis à vos volontés, je vous obéirai toujours, quoi qu’il m’en coûte.
- Ah, mon fils, reprit la reine, rien ne me coûtera pour te sauver la vie, mais, mon cher fils, sauve la mienne et celle du roi ton père en me déclarant ce que tu désires et sois bien assuré qu’il te sera accordé.
- Eh bien, madame, dit-il, puisqu’il faut vous déclarer ma pensée, je vais vous obéir ; je me ferais un crime de mettre en danger deux êtres qui me sont si chers.
- Oui, ma mère, je désire que Peau d’Ane me fasse un gâteau, et que, dès qu’il sera fait, on me l’apporte.
La reine, étonnée de ce nom bizarre, demanda qui était cette Peau d’Ane.
- C’est, Madame, reprit un de ses officiers qui par hasard avait vu cette fille, c’est la plus vilaine bête après le loup ; une peau noire, une crasseuse qui loge dans votre métairie et qui garde vos dindons.
- N’importe, dit la reine : mon fils, au retour de la chasse, a peut-être mangé de sa pâtisserie ; c’est une fantaisie de malade ; en un mot, je veux que Peau d’Ane (puisque Peau d’Ane, il y a) lui fasse promptement un gâteau.
On courut à la métairie, et l’on fit venir Peau d’Ane, pour lui ordonner de faire de son mieux un gâteau pour le prince.
Quelques auteurs ont assuré que Peau d’Ane, au moment que ce prince avait mis l’úil à la serrure, les siens l’avaient aperçu ; et puis que, regardant par sa petite fenêtre, elle avait vu ce prince si jeune, si beau et si bien fait, que l’idée lui en était restée, et que souvent ce souvenir lui avait coûté quelques soupirs.
Quoi qu’il en soit, Peau d’Ane l’ayant vu, ou en ayant beaucoup entendu parler avec éloge, ravie de pouvoir trouver un moyen d’être connue, s’enferma dans sa chambre, jeta sa vilaine peau, se décrassa le visage et les mains, se coiffa de ses blonds cheveux, mit un beau corset d’argent brillant, un jupon pareil, et se mit à faire le gâteau tant désiré : elle prit de la plus pure farine, des oeufs et du beurre bien frais. En travaillant, soit de dessein on. autrement, une bague qu’elle avait au doigt tomba dans la pâte, s’y mêla ; et dès que le gâteau fut cuit, s’affublant de son horrible peau, elle donna le gâteau à l’officier, à qui elle demanda des nouvelles du prince ; mais cet homme, ne daignant pas lui répondre, courut chez le prince lui apporter ce gâteau.
Le prince le prit avidement des mains de cet homme, et le mangea avec une telle vivacité, que les médecins, qui étaient présents, ne manquèrent pas de dire que cette fureur n’était pas un bon signe : effectivement, le prince pensa s’étrangler par la bague qu’il trouva dans un morceau du gâteau ; mais il la tira adroitement de sa bouche et son ardeur à dévorer ce gâteau se ralentit, en examinant cette fine émeraude, montée sur un jonc d’or dont le cercle était si étroit, qu’il jugea ne pouvoir servir qu’au plus joli doigt du monde.
Il baisa mille fois cette bague, la mit sous son chevet et l’en tirait à tout moment quand il croyait n’être vu de personne. Le tourment qu’il se donna pour imaginer comment il pourrait voir celle à qui cette bague pouvait aller et n’osant croire, s’il demandait Peau d’Ane, qui avait fait ce gâteau qu’il avait demandé, qu’on lui accordât de la faire venir, n’osant non plus croire ce qu’il avait vu par le trou de la serrure, de crainte qu’on se moquât de lui et qu’on le prît pour un visionnaire, toutes ces idées le tourmentant à la fois, la fièvre le reprit fortement et les médecins, ne sachant plus que faire, déclarèrent à la reine que le prince était malade d’amour.
La reine accourut chez son fils, avec le roi, qui se désolait  » Mon fils, mon cher fils », s’écria le monarque affligé, nomme-nous celle que tu veux ; nous jurons que nous te la donnerons, fût elle la plus vile des esclaves.

La reine, en l’embrassant, lui confirma le serment du roi.
Le prince, attendri par les larmes et les caresses des auteurs de ses jours, leur dit :
- Mon père et ma mère, je n’ai point dessein de faire une alliance qui vous déplaise et pour preuve de cette vérité, dit-il en tirant l’émeraude de dessous son chevet, c’est que j’épouserai la personne à qui cette bague ira, telle qu’elle soit ; et il n’y a pas apparence que celle qui aura ce joli doigt soit une rustaude ou une paysanne.
Le roi et la reine prirent la bague, l’examinèrent curieusement et jugèrent, ainsi que le prince, que cette bague ne pouvait aller qu’à quelque fille de bonne maison.
Alors, le roi, ayant embrassé son fils en le conjurant de guérir, sortit, fit sonner les tambours, les fifres et les trompettes par toute la ville et crier par ses hérauts que l’on n’avait qu’à venir au palais essayer une bague et que celle à qui elle irait juste, épouserait l’héritier du trône.
Les princesses d’abord arrivèrent, puis les duchesses, les marquises et les baronnes ; mais elles eurent beau toutes s’amenuiser les doigts, aucune ne put mettre la bague. Il en fallut venir aux grisettes, qui toutes jolies qu’elles étaient, avaient toutes les doigts trop gros. Le prince, qui se portait mieux, faisait lui-même l’essai. Enfin, on en vint aux filles de chambre ; elles ne réussirent pas mieux. Il n’y avait plus personne qui n’eût essayé cette bague sans succès, lorsque le prince demanda les cuisinières, les marmitonnes, les gardeuses de moutons : on amena tout cela ; mais leurs gros doigts rouges et courts ne purent seulement aller par delà de l’ongle.
- A-t-on fait venir cette Peau d’Ane, qui m’a fait un gâteau ces jours derniers ? dit le prince.
Chacun se prit à rire, et lui dit que non, tant elle était sale et crasseuse.
- Qu’on l’aille chercher sur l’heure, dit le roi ; il ne sera pas dit que j’ai excepté quelqu’un.
On courut, en riant et se moquant, chercher la dindonnière.
L’Infante, qui avait entendu les tambours et les cris des hérauts d’armes, s’était bien doutée que sa bague faisait ce tintamarre : elle aimait le prince et, comme le véritable amour est craintif et n’a point de vanité, elle était dans la crainte continuelle que quelque danse n’eût le doigt aussi menu que le sien. Elle eut donc une grande joie quand on vint la chercher et qu’on heurta à sa porte. Depuis qu’elle avait su qu’on cherchait un doigt propre à mettre sa bague, je ne sais quel espoir l’avait portée à se coiffer plus soigneusement, et à mettre son beau corsage d’argent, avec le jupon plein de falbalas de dentelle d’argent, semés d’émeraudes. Sitôt qu’elle entendît qu’on heurtait à la porte et qu’on l’appelait pour aller chez le prince, elle remit promptement sa peau d’Ane, ouvrit sa porte ; et ces gens, en se moquant d’elle, lui dirent que le roi la demandait pour lui faire épouser son fils, puis avec de longs éclats de rire, ils la menèrent chez le prince, qui, lui-même, étonné de l’accoutrement de cette fille, n’osa croire que ce fût elle qu’il avait vue si pompeuse et si belle. Triste et confondu de s’être si lourdement trompé :
- Est-ce vous, lui dit-il, qui logez au fond de cette allée obscure, dans la troisième basse-cour de la métairie ?
- Oui, seigneur, répondit elle.
- Montrez moi votre main, dit-il en tremblant et poussant un profond soupir…
Dame, qui fut bien surpris ? Ce furent le roi et la reine, ainsi que tous les chambellans et les grands de la cour, lorsque de dessous cette peau noire et crasseuse sortit une petite main délicate, blanche et couleur de rose, où la bague s’ajusta sans peine au plus joli petit doigt du monde et par un petit mouvement que l’Infante se donna, la peau tomba, et elle parut d’une beauté si ravissante, que le prince, tout faible qu’il était, se mit à ses genoux et les serra avec une ardeur qui la fit rougir ; mais, on ne s’en aperçut presque pas, parce que le roi et la reine vinrent l’embrasser de toute leur force et lui demander si elle voulait bien épouser leur fils. La princesse, confuse de tant de caresses et de l’amour que lui marquait ce beau jeune prince, allait cependant les en remercier, lorsque le plafond s’ouvrit et que la Fée des Lilas, descendant dans un char fait de branches et de fleurs de son nom, conta, avec une grâce infinie, l’histoire de l’Infante.
Le roi et la reine, charmés de voir que Peau d’Ane était une grande princesse, redoublèrent leurs caresses, mais le prince fut encore plus sensible à la vertu de la princesse et son amour s’accrût par cette connaissance.
L’impatience du prince, pour épouser la princesse, fut telle, qu’à peine donnat-il le temps de faire les préparatifs convenables pour cet auguste mariage. Le roi et la reine, qui étaient affolés de leur belle-fille, lui faisaient mille caresses et la tenaient incessamment dans leurs bras ; elle avait déclaré qu’elle ne pouvait épouser le prince sans le consentement du roi son père : aussi fusil le premier à qui on envoya une invitation, sans lui dire quelle était l’épousée ; la Fée des Lilas, qui présidait à tout, comme de raison, l’avait exigé, à cause des conséquences. Il vint des rois de tous les pays : les uns en chaise à porteurs, d’autres en cabriolet, de plus éloignés, montés sur des éléphants, sur des tigres, sur des aigles, mais le plus magnifique et le plus puissant fut le père de l’Infante, qui heureusement avait oublié son amour impossible et avait épousé une reine veuve, fort belle, dont il n’avait point eu d’enfant. L’Infante courut au-devant de lui ; il la reconnut aussitôt, et l’embrassa avec une grande tendresse, avant qu’elle eût le temps de se jeter à ses genoux. Le roi et la reine lui présentèrent leur fils, qu’il combla d’amitiés. Les noces se firent avec toute la pompe imaginable. Les jeunes époux, peu sensibles à ces magnificences, ne virent et ne regardèrent qu’eux.
Le roi, père du prince, fit couronner son fils ce même jour, et, lui baisant la main, le plaça sur son trône. Malgré la résistance de ce fils si bien né, il lui fallut obéir. Les fêtes de cet illustre mariage durèrent près de trois mois ; mais l’amour des deux époux durerait encore, tant ils s’aimaient, s’ils n’étaient pas morts cent ans après.
Auteur : Charles Perrault

 

 

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6 juillet, 2007

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